Afin de choisir une forme juridique, il convient de vérifier les critères suivants :
Même si elles sont réglementées, très peu d'activités impose la structure juridique. Nous pouvons citer le cas des tabacs qui doivent être exploités exclusivement en entreprise individuelle ou une société en nom collectif.
Dans ce cas, le choix est très réduit et l'entrepreneur n'a pas de question à se poser.
La forme juridique dépend du nombre d'associés. L'entrepreneur doit se poser la question d'entreprendre seul ou à plusieurs. On connaît les avantages de la création à plusieurs que sont la complémentarité, la motivation, le soutien entre associés mais on oublie parfois les inconvénients tels que les problèmes de communication, les ambitions différentes qui mènent à des mésententes.
Ainsi l'entrepreneur désirant être le seul maître à bord s'orientera plutôt vers l'EURL ou encore la SASU.
Pour créer une société à plusieurs, la SARL ou la SAS sont les plus adéquats.
Certaines formes de sociétés assurent la protection du patrimoine privé des associés en cas d'echec. Alors que d'autres non...Prudence...
Le dirigeant d'une entreprise individuelle est indéfiniment responsable de ses dettes professionnelles sur son patrimoine propre. Ainsi les créanciers peuvent venir saisir les biens personnels du dirigeant afin de recouvrer des dettes professionnelles. Il y a complète confusion des patrimoines privés et pro. C'est aussi le cas des sociétés de type SNC pour lesquelles les associés sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes professionnelles de l'entreprise.
Cependant depuis le 1/01/2011, est entrée en vigueur une nouvelle forme de société appelée EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) qui permet d'affecter des biens à son patrimoine professionnel et ainsi de distinguer le patrimoine personnel. De ce fait, les créanciers ne pourront agir que sur le patrimoine professionnel en cas de dettes.
Afin de protéger le patrimoine des associés, il convient d'opter pour les sociétés à responsabilité limitée que sont les SARL, les SAS, les SA. Ces sociétés ont leur patrimoine propre du fait de la personnalité morale et les créanciers, en cas de difficulté financière, ne peuvent agir sur le patrimoine privé des associés / actionnaires.
Attention : cette séparation de patrimoine n'est plus vraiment efficace si les associés se portent caution personnelle. En effet, les cautions pourront être remboursées sur le patrimoine privé, mais elles restent limitée au montant cautionné.
Les sociétés ont un certain formalisme juridique à respecter que n'ont pas les entreprises individuelles. Le dirigeant a des comptes à rendre à ses associés / actionnaires et peut avoir des pouvoirs limités prévus dans les statuts.
Ainsi pour les décisions importantes, il devra organiser des Assemblées Générales permettant une prise de décision collégiale.
Le choix de la forme juridique influence l'imposition de l'entreprise et de ses associés ou dirigeants.
En effet, dans les cas de l'entreprise individuelle ou encore de la SCI ou SNC, les bénéfices seront normalement imposés à l'impôt sur le revenu.
Dans le cadre de la SARL, de la SAS ou de la SA, les bénéfices sont généralement imposés à l'impôt sur les sociétés même si des options fiscales permettent un choix différent selon certaines conditions.
Enfin les EURL ou SASU peuvent être imposées "au choix" à l'impôt sur le revenu ou sur les bénéfices.
Selon le choix juridique, le dirigeant peut avoir un statut de travailleur non salarié ou encore être assimilé salarié.
Ainsi un gérant majoritaire de SARL (> 50 %) sera travailleur non salarié (TNS) alors que si il est minoritaire (< 50 %), il sera assimilé salarié.
Un président de SAS ou SA sera, quant à lui, assimilé salarié quel que soit sa part dans le capital de la société.
Ensavoir plus sur les régimes sociaux des dirigeants